L’accompagnement d’élèves en difficulté dans l’apprentissage de la lecture a régulièrement suscité en moi la réflexion suivante :
Ils sont perdus dans la jungle des lettres et n’arrivent pas à trouver leur chemin dans ce labyrinthe. Ils cherchent, tournent en rond, s’épuisent et abandonnent.
Pourtant la clef est là, sous leurs yeux, dissimulée dans cette jungle de lettres, mais ils ne la voient pas.
Comment les aider à la voir ?
J’en suis arrivé à me poser la problématique suivante : comment, sans modifier la structure même de la langue écrite, introduire en elle -dans son corps même- des indices visuellement perceptibles qui permettraient d’aider un apprenant à saisir le code de fonctionnement de la langue et partir à sa conquête ?
Si l’on pouvait de manière simple signaler visuellement à l’apprenant la valeur sonore des graphèmes dans un texte, sa tâche en serait facilitée. Comment l’aider à « voir les sons » ?
Après bien des recherches, tâtonnements, expérimentations, je suis parvenu progressivement à mettre au point un procédé et un outil répondant à l’objectif que je m’étais fixé.
Ce procédé, je l’ai nommé facilecture.
Comme son nom voudrait le signifier il a pour objectif de faciliter l’apprentissage de la lecture.
Comme on pourra le comprendre à la lecture du propos qui suit, l’intérêt du procédé est de permettre à tout individu jouissant de capacités sensorielles ordinaires de mieux appréhender la langue écrite afin d’aller à sa conquête.

      Dossier Le corps à l'école




