facilecture est un outil d’accompagnement qui a pour objet de faciliter :
● la compréhension du système d’écriture du français
● l’apprentissage du code grapho-phonémique
● l’acquisition de la combinatoire
C’est un procédé modulable qui peut être adapté aux publics, aux situations, et utilisé à tous les stades de l’apprentissage.
Pour quels Publics ?
facilecture a été conçu pour s’appliquer à des élèves nécessitant une aide dans l’apprentissage de la lecture à un moment donné de leur parcours.
Il s’applique donc à ce public en priorité sous des formes adaptées aux besoins particuliers de chacun en fonction de son âge et de sa situation.
Conçu initialement pour venir en aide aux élèves rencontrant des difficultés au cours de leur apprentissage, l’expérience a montré que le procédé avait également des effets bénéfiques pour tous les élèves dans la période de pré apprentissage :
• des enfants non lecteurs, en présence de mots écrits selon le procédé ont spontanément remarqué des analogies de couleurs qui les ont conduits à saisir la correspondance grapho-phonémique induite par ces indices visuels
• des expérimentations menées avec des élèves de classes maternelles ont démontré que le procédé pouvait fonctionner comme incitateur au questionnement d’écrits et qu’il pouvait être avantageusement utilisé à cet effet en période de pré apprentissage
Pour quels usages ?
L’usage consiste à produire des écrits qui prennent en compte le procédé et à les proposer aux élèves afin qu’ils leur servent de support lors de l’apprentissage.
Les écrits codés peuvent être présentés seuls.
Les écrits codés peuvent être également présentés en duo avec des écrits non codés.
La juxtaposition des deux types d’écrits (codés et non codés) invite à la comparaison, facilite la perception des indices et entraîne à l’observation réfléchie de la langue.
L’utilisation d’écrits codés est temporaire : son objectif est de faciliter la prise d’indices visuels qui aideront à l’acquisition de la combinatoire.
Le codage est un recours, un secours : il n’a pas vocation à demeurer.
On ne perdra jamais de vue que l’objectif, à terme, est la capacité de lire des textes non codés.
Les écrits codés peuvent être proposés à tout moment du parcours : pré apprentissage, initiation, entraînement, perfectionnement, re-médiation.
Quels écrits ?
Les écrits proposés sont de deux sortes :
• lexique du texte (codé et non codé)
• texte intégral (codé et non codé)
La présentation du lexique du texte permet, avant d’aborder la lecture du récit, de s’assurer que le lecteur aura toutes les chances de réussir son entreprise de lecture du texte.
Si la lecture (déchiffrement ou identification et signification) d’un pourcentage important de mots constituant le corpus du texte n’est pas assurée, il y a toutes les chances pour que l’on mette l’élève en situation de difficulté voire d’échec en le laissant partir à la lecture d’un texte qu’il ne pourra pas comprendre…
La vérification systématique de la lecture (déchiffrement ou identification et signification) du corpus d’un texte, avant l’entrée dans la lecture du récit intégral, me paraît être une étape essentielle et fondamentale à observer avec les élèves que l’on sait encore peu assurés.
L’usage de lexiques (codés et non codés) facilite cette vérification et permet, si nécessaire, l’entraînement et la re-médiation de chacun pour les mots qu’il ne lit pas encore.
Cette forme d’utilisation a donné des résultats extrêmement positifs et permis chaque fois d’apporter une aide personnalisée.
| lexique codé | lexique non codé |
Le texte intégral codé permet de découvrir le récit finalisé sous sa forme « langue écrite » tel qu’il est matérialisé généralement sur le support livre.
La présentation du texte en duo (codée et non codée) facilite l’observation de la langue écrite.
La présentation du texte intégral codé permet, à un certain niveau de compétence de l’élève dans le domaine du déchiffrement, l’entraînement à la fluidité et à la lecture courante.
Cette forme d’utilisation a donné des résultats extrêmement positifs dans ce domaine. Le passage du texte codé au texte non codé s’est toujours passé de manière tout à fait naturelle du fait de l’usage alterné des deux formes, codée et non codée.
On peut supposer que la fréquentation des mots codés qui permet dans un premier temps leur lecture par déchiffrement (assemblage) facilite ensuite leur identification (adressage) sous une forme monochrome classique.
| texte codé | texte non codé |
Pour quelles situations ?
Le procédé peut être utilisé en accompagnement d’une méthode de lecture classique et s’appliquer, partiellement ou totalement, aux mots et textes du manuel.
Il peut s’appliquer au lexique commun du groupe classe dans le cas d’un apprentissage reposant sur la lecture d’albums.
Le procédé a le grand avantage de pouvoir être utilisé comme instrument didactique dans la mise en place d’activités différenciées.
Tous les élèves de la classe peuvent travailler en même temps sur le même texte d’étude adapté techniquement à leurs compétences respectives (codé pour ceux qui en ont besoin).
Il a tout naturellement sa place en classe de Cours Préparatoire où il facilite la tâche de l’enseignant dans la mise en place d’activités différenciées au fur et à mesure des apprentissages de chacun, et dans l’enseignement spécialisé.
Il se révèle tout particulièrement utile et adapté dans la programmation des activités de lecture au CE1, classe d’ajustement de la différenciation où se retrouvent des élèves de niveaux très hétérogènes présentant parfois des disparités gigantesques et dont la gestion simultanée n’est pas aisée…
C’est un outil qui a montré son efficacité dans la prise en charge d’élèves en difficulté au cours d’ateliers d’aide personnalisée et de soutien scolaire.
Enseignants, maîtres de RASED, orthophonistes peuvent trouver avec ce procédé des réponses à certains de leurs questionnements et l’intégrer à leur pratique.
Par extension, tous les acteurs intervenant dans le domaine de l’enseignement de la langue écrite peuvent adapter le procédé à leur pratique :
• enseignement du français langue maternelle (FLM), français langue étrangère (FLE), français langue seconde (FLS), primo arrivants, lutte contre l’illettrisme, alphabétisation …

      Dossier Le corps à l'école




