En utilisant 11 couleurs pour représenter 11 sons génériques voyelles de la langue française on réduit à 11 signes directement perceptibles visuellement l’équivalent de plusieurs dizaines de graphèmes très différents, parfois ambivalents voire même polyvalents. C’est une économie de moyens et une facilitation sur le chemin de la compréhension de la correspondance signes /sons.
En utilisant la seule couleur grise on peut signaler dans un texte toutes les lettres qui n’ont aucune valeur sonore. Du même coup on fait apparaître très distinctement la succession des seuls signes sonores, indication essentielle dans la phase d’apprentissage.
En utilisant le codage « taille », on fait apparaître la variation sonore de cinq consonnes de notre langue qui sont la source de nombreuses erreurs et confusions (c, g, s, t, x).
En utilisant le codage « italique», on fait apparaître distinctement cinq digraphes consonnes de notre langue (ch, ph, qu, gu, gn).
Le système d’écriture de la langue française est un système mixte, composé pour l’essentiel de deux codes :
■ un code phonographique
Les graphèmes notent des sons
■ un code morpho graphique
Les morphèmes marquent du sens, lexical ou grammatical
Dans le procédé facilecture :
Le code phonographique apparaît de manière claire grâce à l’utilisation des couleurs et des tailles des lettres ; il acquiert ainsi une transparence du fait de la correspondance systématique entre les sons et les signes.
Le code morpho graphique apparaît lisiblement grâce à l’usage de la couleur grise.
En aucune façon l’essence même de la langue n’est touchée, seule son apparence est légèrement modifiée, et de manière temporaire, le temps pour l’apprenant de s’approprier une connaissance et un savoir-faire.

      Dossier Le corps à l'école




