Un codage de recours

Partant de l’idée -et de l’image- que l’on apprend à un jeune enfant à faire du vélo à ses débuts sur un engin adapté à son âge, à sa taille, et à ses possibilités motrices, dans un lieu  protégé et non tout de suite sur une bicyclette d’adulte, au cœur de la circulation, je considère que certains élèves peuvent avoir besoin d’un outil adapté pour accompagner leurs premiers pas dans l’apprentissage de la lecture.

C’est en ce sens que je propose d’utiliser un codage de recours (de secours ?) utilisant des critères facilement perceptibles et repérables visuellement afin de faire apparaître les indices du code de l’écrit dans les mots.
Ce codage n’est aucunement une signalétique extérieure qui viendrait se rajouter aux mots (soulignement, encadrement, etc.) et aurait pour effet de “polluer” le texte en le surchargeant.
Les marques de ce codage sont inscrites dans le corps même des mots, portées par les lettres elles-mêmes et n’ont d’autre fin que de signaler des indices à l’apprenti lecteur.

Ce codage n’a aucune vocation à demeurer. Il se veut être  un  “facilitateur” temporaire, une assistance passagère, pour ceux qui en éprouvent le besoin.
Il est bien évident que le but demeure d’être capable de lire à terme tous les types d’écrits sans aucun codage.

facilecture utilise trois critères pour distinguer les graphèmes :
la couleur pour les voyelles
la taille et l’italique pour les consonnes

la couleur

Les phonèmes voyelles de la langue française (voyelles orales, voyelles nasales, semi-voyelle) concentrent le plus grand nombre de difficultés pour les apprenants.
facilecture utilise onze couleurs pour les distinguer.
Une même couleur indique une prononciation semblable :

Les graphèmes de couleur orange se prononcent [ã] comme dans orange
Les graphèmes de couleur marron se prononcent [õ] comme dans marron
Les graphèmes de couleur rouge se prononcent [u] comme dans rouge
Les graphèmes de couleur bleu se prononcent [Œ] comme dans bleu
Les graphèmes de couleur rose se prononcent [O] comme dans rose
Les graphèmes de couleur violet se prononcent [E] comme dans violet

Le gris sert exclusivement à coder les lettres muettes.

la taille

Cinq consonnes (c, g, s, t, x)  pouvant générer  deux sons différents sont à la source de bien des confusions :

c se prononce différemment dans cabane et dans citron
g se prononce différemment dans garçon et dans luge
s se prononce différemment dans serpent et dans amuser
t se prononce différemment dans soutien et dans patience
x se prononce différemment dans taxi et dans dix

facilecture indique la variation de la prononciation en réduisant légèrement la taille et le corps de la lettre.

copain car cerise ici coccinelle accident
garçon goûter gorge genou girafe
pinson salade maison case sosie
tente nation attention station natation
taxi examen exercice dix six

l’italique

Cinq graphèmes composés de deux lettres (digraphes) /ch/ /ph/ /qu/ /gu/ /gn/ servent à coder cinq phonèmes de notre langue.
(On pourra y ajouter /sh/ importé de l’anglais).

Le codage en italique permet de  repérer rapidement ces digraphes dans un mot.

chant  éléphant quille guitare  vigne shampoing

Les commentaires sont fermés.