La vue est le sens habituel par lequel l’élève entre dans la langue écrite.
A partir de ce qu’on lui donne à voir et de ce qu’il perçoit, l’élève est appelé à effectuer diverses opérations mentales : similitudes, ressemblances, analogies, différences, classements, distinctions, etc.…
A partir de ses perceptions visuelles il fait du sens, il émet des hypothèses, il tire des conclusions, exactes ou inexactes, temporaires ou définitives.
L’écrit qui lui est proposé est le matériau qui sert de support à ses analyses, qu’elles soient spontanées ou suscitées et guidées.
La vue permettant de percevoir le monde et les objets selon des critères de forme, de couleur et de taille, je propose d’utiliser toutes les ressources qu’elle offre en introduisant dans l’écrit les indices distinctifs de perception : couleur et taille.
Il n’y pas de problèmes particuliers dans l’apprentissage de la lecture pour bon nombre d’élèves. Ils entrent peu à peu dans le monde de l’écrit monochrome, univers de signes, formes, caractères, polices, irrégularités, y prennent des repères, accèdent au code et deviennent des lecteurs expérimentés.
La situation de tous ceux qui apprennent sans problème n’est pas un problème….
Pour d’autres le parcours est malheureusement moins aisé …

      Dossier Le corps à l'école




